Peut-on attraper un coup de lune ?

Posons le décor : vous vous baladez tranquillou au clair de lune, en amoureux, quand soudain vous vous posez LA question existentielle : dois-je mettre de la crème solaire ? je vais bronzer ? ou pire, chopper un coup de lune ?
Si nous voyons la lune la nuit, c’est parce qu’elle réfléchit un petit peu de la lumière du soleil. Au maximum, c’est à dire lors d’une pleine lune, elle ne réfléchit que 1/500 000ème de la lumière du soleil, ce qui correspond à environ 2mW/m2.
 Pour vous donner un ordre de grandeur, il faut au minimum 20 à 50 w/m2 pour que la photosynthèse se fasse, c’est à dire 10 000 fois plus que l’éclairement maximal que peut fournir la lune, ce n’est donc pas la lumière de la lune qui fera pousser les arbres. Mais pour le bronzage ?
Ce sont les UV qui nous font bronzer, et il faut au minimum une intensité de 25mW/m2 pour commencer à bronzer (ça correspond à l’indice UV de 1), or l’intensité du rayonnement UV de la lune est toujours 500 000 fois inférieure à celle émise par le soleil, ce qui donne au mieux 0.5 μW/m2 de lumière ultraviolette, soit un indice UV de 0,00002 à peu près … peu de risque de bronzer, et encore moins d’attraper un coup de lune et puis de toute manière les loups garous ont trop de poils pour attraper un coup de lune n’est ce pas….
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Hybrides mouton-humain….au sens littéral….

Basant leurs travaux sur une découverte pour le moins controversée faite en 2017, les scientifiques ont annoncé samedi 17 février qu’ils étaient parvenus à créer en laboratoire un deuxième type d’hybrides humains-animaux : des embryons de moutons, humains à 0,01 % d’un point de vue cellulaire.

Les embryons, qui n’ont pu être développés au-delà de 28 jours faute d’autorisation, rapprochent un peu plus les chercheurs de la culture d’organes humains en laboratoire à des fins médicales.

En France, plus de 14 500 personnes sont sur liste d’attente pour recevoir un cœur, un foie, un poumon, un pancréas, un rein ou un intestin. Et chaque année, plus de 500 personnes meurent parce qu’elles n’ont pu recevoir d’organe. Sur les 22 617 personnes inscrites sur liste d’attente en 2016, seules 5 891 ont pu être soignées grâce à des prélèvements d’organes sur personnes décédées ou vivantes compatibles.

C’est précisément pour pallier ce manque d’organes que les chercheurs travaillent à élargir l’offre de manière artificielle. Certains tentent d’imprimer des organes 3D en laboratoire. D’autres travaillent sur des organes artificiels et mécaniques. D’autres encore créent des chimères, et plus précisément des organes à la croisée de deux espèces, dans l’espoir de cultiver des organes humains chez des porcs ou des moutons.

 

DE PLUS EN PLUS HUMAINS

Pour fabriquer ces chimères, les chercheurs isolent les cellules souches d’un animal, qui peuvent se transformer en n’importe quel type de cellules dans le corps. Ils injectent ensuite des cellules souches d’une espèce dans l’embryon d’une autre espèce – une procédure aussi délicate que complexe.

Si l’ADN de l’embryon est modifié pour faire en sorte qu’il ne développe pas un organe donné, les cellules intercalées sont les seules à pouvoir combler l’espace laissé. C’est ainsi que les chercheurs ont été en mesure de faire pousser un foie humain à l’intérieur d’un cochon vivant.

En 2017, des chercheurs ont réussi à développer des pancréas de souris chez le rat et ont montré que les greffes des dits pancréas pouvaient guérir les souris diabétiques. Tout de suite après, les chercheurs de l’Institut Salk ont ​​annoncé qu’ils pourraient maintenir en vie pendant 28 jours des embryons de porc auxquels avaient été ajoutées des cellules souches humaines.

Les experts se sont réjoui de l’expérience menée sur les embryons hybrides, mais ont noté que le nombre de cellules humaines implantées dans les embryons de porcs (1/100 000) était trop faible pour des greffes d’organe chez l’homme.

Le chercheur Pablo Ross de l’Université de Californie a annoncé samedi 17 février à Austin, au Texas, que son équipe et lui-même avaient mis au point la procédure visant à augmenter le nombre de cellules humaines dans les embryons de moutons à 1/10 000.

« Nous estimons que ce n’est pas encore assez pour générer un organe  prêt à être greffé » a déclaré Ross lors d’une conférence de presse. Selon The Guardian environ 1 % de cellules devraient être humaines pour que la greffe d’organe fonctionne. Et pour prévenir le rejet immunitaire, des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour s’assurer que les restes de virus animaux sont éliminés de l’ADN du porc ou du mouton. Mais les récents progrès scientifiques tendent vers le développement d’organes plus viables.

 

RAMIFICATIONS ÉTHIQUES

Pour Pablo Ross, les recherches pourraient aller plus vite si elles étaient mieux financées. Les instances de santé publiques des États-Unis, où l’étude a été menée, interdisent actuellement le financement public d’hybrides humains-animaux, bien qu’elles aient déclaré en 2016 que ce moratoire pourrait être levé. Jusqu’à présent, ce sont des donateurs privés qui ont financé les recherches préliminaires.

À mesure que les recherches avancent, l’examen éthique se durcira certainement. Pablo Ross et ses collègues reconnaissent la nature controversée de leur travail, mais ils estiment avancer avec prudence.

« La part des cellules humaines est pour l’instant très faible. Cela n’a rien d’un cochon à visage humain ou doté d’un cerveau humain », a déclaré Hiro Nakauchi, chercheur à l’Université de Stanford, qui a participé à l’étude. M. Nakauchi a ajouté que les chercheurs tentaient de déterminer où les cellules humaines proliféraient, afin de s’assurer qu’elles ne s’installeraient ni dans le cerveau, ni dans les organes sexuels des animaux.

Pablo Ross, pour sa part, voit dans la recherche qu’il conduit sur le développement d’organes artificiels une source réelle d’optimisme.

« Toutes les approches sont controversées, et aucune d’entre elles n’est parfaite, mais elles apportent un nouvel espoir aux personnes qui souffrent et attendent désespérément une greffe, » a-t-il dit. « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades. »

 

 

Source :  http://www.nationalgeographic.fr/sciences/2018/02/des-hybrides-mouton-humain-ont-ete-developpes-en-laboratoire

Structure sous un demi lieue….

WASHINGTON | Une photo récente de la NASA (Opération IceBridge) a donné lieu à une découverte fascinante, alors que des images ont révélé ce que certains experts pensent être l’existence d’une ancienne colonie humaine située sous 2,3 kilomètres de glace.

La découverte intrigante a été faite lors des essais de la technologie ATLAS (Advanced Topographic Laser Altimeter System), qui devrait être lancée en 2017 sur le satellite ICESat-2, pour surveiller les changements de la glace polaire.

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«Il y a très peu de marge d’erreur, quand il s’agit de photons individuels frappant des fibres optiques individuelles, c’est pourquoi nous avons été si étonnés quand nous avons remarqué ces caractéristiques anormales sur l’imagerie lidar», explique Nathan Borrowitz, du Centre de vol spatial Goddard de la NASA à Greenbelt, Maryland.

« Jusqu’à présent, nous ne pouvons que spéculer sur ce que ces caractéristiques sont vraiment, mais le lancement de ICESat-2 en 2017 pourrait conduire à d’autres découvertes majeures et à une meilleure compréhension des caractéristiques géomorphologiques de l’Antarctique », ajoute-t-il.

Bien que Nathan Borrowitz affirme que les images infrarouges sont certainement intrigantes, d’autres experts affirment qu’elles sont clairement la preuve d’une ingénierie humaine ancienne.

Une colonie humaine sous 2,3 km de glace

L’archéologue Ashok Tripathi, du Département d’Archéologie de l’Université de Calcutta, estime que les images montrent clairement une ancienne colonie humaine, sous la calotte glaciaire.

« Ce sont évidemment les caractéristiques d’une sorte de structure faite par l’homme, ressemblant à une structure pyramidale. Les modèles ne montrent clairement rien de ce à quoi nous devrions attendre en voyant des formations géomorphologiques naturelles. Nous avons évidemment ici des preuves d’une ingénierie humaine. Le seul problème est que ces photographies ont été prises en Antarctique sous 2 kilomètres de glace. C’est évidemment la partie déroutante, nous n’avons aucune explication pour cela pour le moment », admet-il.

« Ces images ne reflètent qu’une petite partie de la masse continentale de l’Antarctique. Il y a peut-être beaucoup d’autres sites supplémentaires qui sont aussi recouverts de glace. Cela nous démontre simplement combien il est facile de sous-estimer à la fois la taille et l’ampleur des anciens établissements humains », a déclaré le Dr Tripathi.

Vestiges d’une civilisation perdue

Historien et cartographe à l’Université de Cambridge, Christopher Adam, croit qu’il pourrait y avoir une explication rationnelle.

« L’une des cartes les plus étonnantes de l’Histoire est celle de l’amiral turc Piri Reis en 1513 AD, qui a réussi à cartographier le littoral de l’Antarctique il ya plus de 500 ans. Ce qui est le plus fascinant sur cette carte, c’est qu’elle montre le littoral de l’Antarctique … sans glace. Comment cela est-il possible alors que les images du littoral sous-glaciaire de l’Antarctique n’ont été vues pour la première fois qu’après le développement d’un radar pouvant cartographier sous le sol en 1958 ? Est-il possible que l’Antarctique n’a pas toujours été couvert par une épaisse couche de glace ? Cela pourrait prouver que c’est une possibilité », reconnaît-il.

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Source : http://worldnewsdailyreport.com/antarctica-nasa-images-reveal-traces-of-ancient-human-settlement-underneath-2-3-km-of-ice/

Contrat open bar de l’armée….l’armée contrariée!!

Au Sénat, une élue propose une résolution pour mettre en place une commission d’enquête sur les contrats passés entre Microsoft et le ministère des Armées.

Quelle est la nature exacte des liens qu’entretiennent le ministère des armées et Microsoft ? C’est tout l’objet de la démarche entreprise par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam. La sénatrice, membre du parti Les Républicains, a en effet déposé une proposition de résolution visant à établir une commission d’enquête parlementaire pour ausculter les contrats passés entre les deux parties depuis 2009.

Mais de quoi parle-t-on ? Pour évoquer cette affaire mal connue du public et apporter un éclairage à l’aune de l’initiative de la sénatrice, nous avons pu nous entretenir avec Étienne Gonnu, le chargé de mission affaires publiques à l’April (l’association de promotion et de défense du logiciel libre, qui est depuis longtemps mobilisée sur ce dossier) et qui, à ce titre, s’occupe des dossiers institutionnels.

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CC Guilhem Vellut

Numerama – Dans quel contexte a été signé le contrat Open Bar entre Microsoft et le ministère des armées ?

Étienne Gonnu – On appelle contrat « Open Bar » le contrat conclu en 2009 entre le ministère de la Défense français et la société Microsoft, sans appel d’offres ni procédure publique et contre l’avis des experts militaires. Celui-ci permettait au ministère de la Défense, pendant toute la durée du marché, soit quatre ans, un droit d’usage d’un certain nombre de produits Microsoft (tout le catalogue : bureautique, outils de développement, logiciels serveurs… à l’exception des jeux) et de services associés.

Il avait été signé malgré de nombreux avis défavorables, au prix de l’abandon de nombreux principes relatifs aux achats publics et dans le plus grand secret. Reconduit en 2013 puis en 2017 pour des périodes de quatre ans, cet « accord » livre le ministère pieds et poings liés aux intérêts de l’entreprise monopolistique américaine.

Quels sont les aspects que vous dénoncez dans ce contrat ?

L’exposé des motifs de la sénatrice les résume très bien :

  • Opacité totale sur les conditions de contractualisation. Refus de tout débat public sur des enjeux pourtant primordiaux de souveraineté informatique ;
  • Contrat initial passé contre l’avis (certes consultatif) des experts militaires et du rapporteur pour la commission des marchés publics. Qui plus est le contrat est rationalisé par un bilan risque-opportunité d’une page seulement, et vide d’argument ;
  • Utilisation d’une procédure négociée sans appel d’offre ni mise en concurrence sur des bases très douteuses Le rapporteur marché public parle même de « délit de favoritisme » ;
  • État de dépendance très fort au silo technologique Microsoft. Dépendance que l’Open Bar amplifie, renouvellement après renouvellement ;
  • Les questions de sécurité : des outils conçus en boite noire imposent une confiance aveugle à l’éditeur, qui parfois a des liens étroits, volontaires ou contraints, avec les services de renseignement de son pays. Ici, la NSA.
  • Passer un contrat avec une entreprise qui pratique l’évitement fiscal. Qui plus est en justifiant la « légalité » de la contractualisation avec la filiale irlandaise de Microsoft. Triste illustration de l’état de dépendance à Microsoft…
  • Privilégier une entreprise monopolistique déjà condamnée pour abus de position dominante plutôt que les acteurs français et européen. D’autant plus qu’on sait que les acteurs du libre sont généralement très bien insérés dans les tissus économiques locaux.

La Défense aurait ainsi pu choisir la voie empruntée avec succès par la gendarmerie nationale de migrer vers le logiciel libre.

Il y a eu par le passé des questions parlementaires, mais elles ne donnent rien. Qu’est-ce qui bloque, selon vous ?

Tout dépend de ce qu’on attend d’une question écrite. Elles ont permis d’initier des demandes auprès de la commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Elles montrent aussi que le sujet préoccupe et évite donc qu’il soit oublié. Après, les ministres répondent ce qu’ils veulent. Et clairement, la mauvaise foi dont ils font preuve révèle une forme d’acharnement à justifier une décision absurde du point de vue de l’intérêt général.

Sans rentrer dans des spéculations, les points bloquants sont à mon avis de deux ordres : d’abord, une dépendance technologique très importante, dont la sortie ne peut que s’envisager, au mieux, sur du moyen terme. Et surtout au-delà de cinq ans, donc d’un terme électoral. Ensuite, ce contrat Open Bar avec Microsoft n’est qu’une partie émergée de l’iceberg des relations entre Microsoft et l’État français. Relations anciennes et très étroites.

Que pensez-vous de l’initiative de la sénatrice ?

Elle est indispensable et salutaire, vu le niveau d’entêtement de la Grande Muette à justifier par tous les moyens son addiction ou à refuser toute forme de débat public. Par ailleurs, l’exposé des motifs de la proposition de résolution offre une très bonne lecture des enjeux, la sénatrice y montre sa bonne maîtrise d’un dossier pourtant très complexe.

L’émission Cash Investigation sur France 2 consacrée à cette affaire, diffusée le 18 octobre 2016, avait mis au jour de nouvelles révélations. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de l’époque, avait refusé de répondre aux légitimes questions d’Élise Lucet. Les différents acteurs du dossier, dont évidemment Hervé Morin, ministre de la Défense lors de la signature du contrat initial, ne peuvent pas fuir leurs responsabilités. Ils devraient donc rendre compte devant le Parlement.

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Hervé Morin.
CC PMC / MCBG Conseil

La Grande Muette refuse toute transparence et n’accepte aucune critique au sujet de son addiction aux produits Microsoft. La création d’une commission d’enquête permettra au Parlement d’exercer sa mission de garant des politiques publiques et de faire la lumière sur les relations opaques et préoccupantes qui existent entre Microsoft et l’État français.

Bien sûr, la situation est difficile. Il faut que la proposition soit inscrite à l’ordre du jour puis adoptée. Mais, la sénatrice appartient au groupe majoritaire, et l’Open Bar touche à de nombreux enjeux politiques et économiques qui, chacun, peuvent susciter l’intérêt des sénateurs et sénatrices.

Est-ce qu’une initiative au niveau européen ne serait pas la solution, sachant que la Commission européenne reconnaît la dépendance de la communauté aux logiciels Microsoft ?

Il me semble difficile de parler de « la » solution. Le problème est évidemment global et nécessite une réponse globale. En cela, le niveau européen est pertinent, notamment dans ses champs de compétences propres :

  • Interdiction sans équivoque des pratiques de vente forcée et de brevet logiciel ;
  • Reconnaissance active d’un droit à l’interopérabilité et donc désacralisation des menottes numériques (DRM) ;
  • Priorité au logiciel libre dans les administrations européennes.

En cela, l’Europe peut déjà donner l’exemple par la pratique.

Il ne suffit pas de reconnaître cet état de dépendance. La Commission européenne montre d’ailleurs bien son impuissance à en sortir car malgré ses discours, la politique affichée de la Commission reste pleinement ancrée dans une conception rentière du droit d’auteur, qui bénéficie évidement à des entreprises comme Microsoft.

Mais, la France a aussi besoin d’agir à son niveau, car elle seule est en mesure d’évaluer sa dépendance et d’entamer sa cure de désintoxication. En cela, la France peut aussi donner l’exemple aux autres pays européens dans la lutte contre l’addiction à Microsoft.

Microsoft Surface

Quelles solutions préconisez-vous pour sortir de cette situation en apparence inextricable ?

Une commission d’enquête est un préalable indispensable, pour au moins faire un état des lieux de la situation de dépendance, ce qui permettra ensuite de mettre en place une réelle politique de migration vers une informatique libre, loyale et souverainement maitrisée.

L’Open Bar est d’ailleurs à lui seul un argument parfait pour montrer la nécessité de mettre en place une véritable priorité au logiciel libre dans les administrations publiques.

Le logiciel libre est-il en mesure de répondre à tous les besoins des administrations ? En somme, y a-t-il un équivalent libre à chaque outil propriétaire ?

Il me semble que c’est prendre le problème à l’envers. Personne ne dit qu’il est possible du jour au lendemain de remplacer tous les outils privateurs utilisés par des équivalents libres.

D’abord, toute migration doit être progressive, réfléchie sur le long terme, et inscrite dans une politique d’accompagnement au changement. La gendarmerie nationale en est une parfaite illustration. Ensuite, par leur nature même, les logiciels libres sont bien plus à même de répondre aux besoins des administrations puisqu’ils sont ouverts et librement modifiables. Sans même parler de la capacité de mutualisation des investissements.

Il s’agit simplement de former les agents à mieux exprimer leur besoin et à davantage s’appuyer sur les compétences en interne ou sur des prestataires, locaux, du libre.
Dans cette logique, le libre s’adapte aux besoins quant le privateur impose les usages.

 

Source : http://www.numerama.com/politique/299527-contrat-open-bar-de-larmee-la-france-doit-entamer-sa-cure-de-desintoxication-avec-microsoft.html